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Jeudi 22 octobre 2009
Si Eve dans la tradition judéo-chrétienne fut considérée - par l'homme - comme la moitié dangereuse de l'humanité, au Moyen-Age, une poignée d'intellectuels moins frileux que d'autres commencent à lui trouver quelques vertus (plus charitables et spirituelles) malgré les termes employés dans la littérature d'époque - "machine à jouissance", "réceptacle à plaisir" ou "objet indispensable pour assurer la descendance".

C'est incontestablement dans les 50 dernières années qu'une "femme du 3ème type" est née parce que libre et maîtresse d'elle-même.

C'est pendant ce demi-siècle que l'évolution de la femme a été la plus spectaculaire et où l'on a vu plus de changement que durant les millénaires antérieurs :
les femmes peuvent maîtriser leurs grossesses,
accéder à l'enseignement supérieur, décider de leur job, choisir leur compagnon et, si ça leur chante, de s'en séparer aussi !

Le 3ème millénaire aura réveillé les consciences féminines.

Jadis elles subissaient. Aujourd'hui, elles décident, entreprennent, embauchent, débauchent.
Elles sont ministres, avocats, chefs d'état, députées, maires.

Quelle métamorphose !


Une femme aujourd'hui, c'est le bonheur, le paradis, la joie de vivre.9 femmes sur 10 n'auraient souhaité vivre ni au temps de leurs grands-mères, ni de leurs mères.

Le temps de la révolte est terminé, aujourd'hui on savoure l'intégration. Si nos aînées ont fait carrière en niant les différences, en calquant le shéma masculin, aujourd'hui on affirme sa féminité haut et fort. Partout davantage présentes :
au parlement en Allemagne (20 % en 1992 ; 30 % en 2001),
deux fois plus au Royaume-Uni (de 9,2 % à 18,4 %)
ou en France (5,7 % et 10,9 %) mais bientôt beaucoup plus grâce à la loi sur la parité,
et presque la moitié des députés en Suède.

Avec Hillary Clinton, symbole des femmes "conseillères" pendant si longtemps, l'étudiante en droit la plus brillante de sa génération roule maintenant pour elle et pourrait même décrocher la Maison-Blanche lors de prochaines élections américaines.

Cette assurance des femmes entraînent plus de crainte chez les mecs car les femmes sont plus exigeantes aujourd'hui notamment sur le plan sexuel. Libres, grâce à la contraception, elles ont plus d'expérience et donc, des moyens de comparaison...

En clair, ils peuvent se faire larguer s'ils n'assurent pas !

Si en 30 ans, on a donné plus de droits aux femmes qu'en 3 siècles,à quoi ressemble-t-elle aujourd'hui ?
Son image a radicalement changé.Elles ne sont plus juste que de petites mignonnes. Elles ont de véritables armes : autonomie financière, autotonomie juridique, etc ...

mais... les hommes ont peur qu'elles ne s'en servent un peu trop !
Par blaise etongtek
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Mercredi 21 octobre 2009
Liste des inventions réalisées par des Noirs

1. LA LAMPE ÉLECTRIQUE : inventée le 13.09.1881 par Joseph V. Nichols et Lewis H. Latimer.
2. L’ANTENNE PARABOLIQUE : inventée le 07 juin 1887 par Granville T. Woods
3. LA PRODUCTION SUCRIERE AMELIOREE : inventée le 10 décembre par Norbert Rilleux
4. L’AIGUILLAGE DES TRAINS : inventé le 31 octobre 1899 par William F. Burr
5. L’EXCAVATRICE DES POMMES DE TERRE : inventée le 23 avril 1895 par F.J. Wood
6. CAPSULES DES BOUTEILLES ET JARRES : inventée le 13.9.1898
7. BIDON (JERRICANE) : inventé le 17 février 1891 par Albert C. Richardson
8. PANNEAU DE PROTECTION DES LITS : inventé le 13 août 1895 par Lewis A. Russel
9. MOTEUR A COMBUSTION : inventé le 05 juillet 1892 par Andrew J. Beard
10. MASQUE A GAZ : inventé le 13 octobre 1914 par Garett A. Morgan
11. BOUCHE DE SECOURS INCENDIE : inventée le 07 mai 1878 par Joseph R. Winters
12. LA CHAISE BALANCOIRE : inventée le 15 novembre 1881 par Payton Johnson
13. CHARPENTE METALLIQUE (DE VOITURE) : inventée le 02 février 1892 par Carter William
14. TABLE DE CUISSON A VAPEUR : inventée le 26 octobre 1897 par Carter William
15. LENTILLES DE PROTECTION DES YEUX : inventée le 02 novembre 1880 par Powell Johnson
16. L’ASCENSEUR : inventé le 11 octobre 1867 par Alexander Miles
17. LE TAILLE CRAYON : inventé le 11 octobre 1867 par John L. Loove
18. DISPOSITIF DE COUPLAGES DES VOITURES DE TRAIN : inventé le 10.10.1899 par Andrew J. Beard
19. LES MANEGES POUR DIVERTISSEMENT : inventés le 19 décembre 1899 par Granville T. Woods
20. LA CHEMINEE DE LOCOMOTIVE : améliorée le 23 mai 1871 par Landron Bell
21. LA LANTERNE ou LA LAMPE TEMPETE : inventée le 19 août 1884 par Michael C. Hamey
22. LE PIANO MECANIQUE : inventé le 11 juin 1912 par Joseph H. Dickinson
23. L’AMENAGEMENT DES WAGONS-LITS : inventé le 08 octobre 1870 par John W. West
24. LA BALANCE PORTABLE : inventée le 03 novembre 1896 par John W. Hunter
25. LES W.C ( TOILETTES ) : inventés le 19 décembre 1889 par Jérome B. Rhodes
26. LE CACHET ET LE TAMPON : inventés le 27 février 1883 par William B. Purvis
27. LE REFRIGERATEUR ( FRIGO ) : inventé le 14 juillet 1891 par John Stenard
28. L’INTERRUPTEUR ( LE COMMUTATEUR ) : inventé le 1er janvier 1889 par Granville T. Woods
29. LE REVELATEUR PHOTOGRAPHIQUE : inventé le 23 avril 1895 par Clatonia Joaquin Dorticus
30. LA GALOCHE ( COUVRE CHAUSSURE ) :inventée le 08 février 1898 par Alvin L. Rickman
31. LA MACHINE A COMPOSTER : inventée le 22 juin 1897 par William Barry
32. LA FONDEUSE-MOULEUSE : inventée le 14 mars 1876 par David A.Fisher
33. LE BALAI-LAVEUR : inventé le 13 juin 1893 par Thomas W.Steward
34. LA MACHINE A ECRIRE : inventée le 07 avril 1885 par Lee S. Burridge et Newman R. Mashman
35. LE PROTEGE-DOCUMENT ( papiers ) : inventé le 02 novembre 1886 par Henry Brown
36. LE MANCHE D’ENREGISTREUR : inventé le 08 janvier 1918 par Joseph Hunter Dickinson
37. LE SYSTEME D’ALARME DES TRAINS : inventé le 15 juin 1897 par Richard A. Butler
38. LA TERRINE ou LA MOULE A GLACES : inventée le 02 février 1897 par Alfred L. Cralle
39. LE SECHE-LINGE : inventé le 07 juin 1892 par George T. Sampson
40. LA PEINTURE ET LES COLORANTS : inventés le 14 juin 1927 par George Washington Carver
41. LES FREINS DE VOITURE : inventés le 06 août 1872 par John V. Smith
42. LA MACHINE A PETRIR : inventée le 07 août par Joseph H.Dickinson
43. LA MACHINE DE CORDONNERIE : inventée le 20 mars 1884 par Jan E. Matzeliger
44. LE STYLO PLUME A RESERVOIR : inventé le 07 janvier 1890 par William B. Purvis
45. LE TUNEL POUR TRAIN ELECTRIQUE : inventé le 17 juillet 1888 par Granville T. Woods
46. LE FEU DE SIGNALISATION (feu rouge) : inventé le 20 novembre 1923 par Garett A. Morgan
47. LA GUITARE : inventée le 30 mars 1886 par Robert F. Flemmings Jr
48. LA BOITE AUX LETTRES : inventée le 27 octobre 1891 par Philip B. Downing
49. LE PEIGNE A CHEVEUX : inventé le 21 décembre 1920 par Walter H. Sammons
50. LE TROLLEY ELECTRIQUE SUR RAIL : inventé le 19 septembre 1893 par Elbert R. Robinson
51. LES COUPES-BISCUITS MECANIQUES : inventés le 30 novembre par Alexander Ashbourne
52. LE FOUET BATTEUR D’ŒUFS : inventé le 05 février 1884 par Willis Johnson
53. LA TABLE DE REPASSAGE : inventée en 1892 par Sarah Boone
54. LES ROTATIVES DE PRESSE (imprimerie) : inventées le 17 septembre 1878 par W.A Lavalette
55. LE SYSTEME DE SECURITE DES ASCENSEURS : inventé le 02 avril 1895 par James Cooper
56. LA BALAYEUSE DES RUES : inventée le 17 mars 1890 par Charles B. Brooks
57. LE PORTE-BAGAGES DU VELO : inventé le 26 décembre 1899 par Jerry M. Certain
58. LES SYSTEMES ET LES APPAREILS TELEPHONIQUES : inventés le 11.10.1887 par Granville T. Woods
59. LA TONDEUSE A GAZON : inventée le 09 mai 1899 par John Albert Burr
60. LES VITESSES AUTOMATIQUES (des véhicules) : inventées le 06 décembre 1932 par Richard B. Spikes
61. LES POUBELLES (bac à ordures) : inventées le 03 août 1897 par Lloyd P. Ray
62. LA PRESSE A AGRUME : inventée le 08 décembre 1896 par John T. White
63. LES PORTES DE SECURITE (pour ponts à bascules) : inventées le 07 octobre 1890 par Humphrey Reynolds
64. LE THERMOSTAT : inventé le 06 mars 1928 par David N. Crosthwait Jr
65. LE CADRE DU VELO : inventé le 10 octobre 1899 par Isaac R. Johnson
66. LE FER A CHEVAL : inventé le 23 août 1892 par Oscar E. Brown
67. LE LANDAU (poussette) : inventé le 18 juin 1889 par William H. Richardson
68. LE PIEGE A RAT AUTOMATIQUE : inventé le 31 août 1881 par Williaù S. Campbell
69. LA MOISSONNEUSE-BATTEUSE : inventée le 07 août par Robert P. Scott
70. LA SELLE DE CHEVAL : inventée par William D. Davis
71. LE MORS DE CHEVAL : inventé le 25 octobre 1892 par Lincoln F. Brown
72. LE COUVRE SABOT (pour chevaux) : inventé le 19 avril 1892 par Robert Coates
73. LA CROSSE DE GOLF : inventée le 12 décembre par George F. Grant
74. LE CONDITIONNEMENT D’AIR (split) : inventé le 12 juillet 1949 par Frederck M. Jones
75. LA GACHETTE DE FUSIL (le détonateur) : inventée le 03 mai 1897 par Edward R. Lewis
76. APPAREILS AUTOMATIQUES DE PÊCHE : inventés le 30 mai par George Cook
77. L’ARROSOIR DE GAZON : inventé le 4 mai 1897 par Joseph H. Smith
78. LE TELEGRAPHE DES CHEMINS DE FER : inventé le 28 août 1888 par Granville T. Woods
79. LES APPAREILS de TRANSMISSION de messages via l’électricité : inventés le 7 avril 1885 par Granville T. Woods 80. LE DISPOSITIF DE TRANSFERT des courriers postaux : inventé le 24 mai 1917 par J.C. Jones
81. EXTINCTEUR DE FEU : inventé le 26 mars 1872 par Thomas J. Martain
82. LE DISPOSITIF DE TRANSPORT DES FRETS : inventé le 10 octobre 1899 par John W. Butts
83. LE LIT PLIANT : inventé le 18 juillet 1899 par L.C. Bailey
84. LES TRINGLES DES RIDEAUX : inventés le 04 août 1896 par W.S Grant
85. LE CANAPE-LIT CONVERTIBLE : inventé le 05 octobre 1897 par J.H. Evans
86. LAVE-VITRES ELECTRIQUES : inventé le 27 septembre 1882 par A.L. Lewis
87. LA MOISSONNEUSE : inventée le 03 juin 1890 par H.L. Jones
88. LE DIRIGEABLE : inventé le 20 février 1900 par J.F. Pickering
89. LA RAMASSEUSE DE COTON : inventée le 05 juin 1894 par Georges W. Murray
90. LES LUBRIFIANTS DE MOTEUR : inventés le 15 novembre 1898 par Elijah Mc Coy
91. LA MACHINE DE GRAISSAGE A VAPEUR : inventée le 04 juillet 1876 par Elijah Mc Coy
92. BANDE MAGNETIQUE D’ORDINATEURS : inventée le 24 août 1971 par Larry T. Preston
93. LA PEDALE DE COMMANDE : inventée le 05 octobre 1886 par Minnis Hadden
94. ANTENNE DE DETECTION PAR RADARS : inventée le 11 juin 1968 par James E. Lewis
95. SUPERCHARGEUR POUR MOTEUR A COMBUSTION : inventé le 03 février 1976 par Joseph A. Gamell
96. Automatisation chargement et déchargement du courrier postal : inventée le 13.02.1945 par Gus Burton
97. ENGINS DE LEVAGE et MONTE-CHARGE : inventé le 02 mai par Mary Jane Reynolds
98. LA CELLULE ELECTRIQUE GAMMA : inventée le 06 juin 1971 par Henry T. Sampson
99. LE SYSTEME DE REFRIGERATION (FRIGO et CONGELATEUR) : inventé le 04 novembre 1879 par Thomas Elkins 100. LA SIGNALISATION (balises d’aéroport, grues, immeubles,...) : inventée le 30 mars 1937 par Lewis WW. Chubb 101. DOSAGE DE LA MELANINE : à partir de la peau, inventé par Cheikh Anta Diop
102. LE SHAMPOING : à partir de l’arachide, inventé par George Washington Carver
103. LE VINAIGRE : à partir de l’arachide, inventé par George Washington Carver
104. LE SAVON : à partir de l’arachide, inventé par George Washington Carver
105. LA POUDRE DE TOILETTE : à partir de l’arachide, inventée par George Washington Carver
106. LA FARINE : à partir de la pomme de terre, inventée par George Washington Carver
107. L’ENCRE : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver
108. LE TAPIOCA : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver
109. L’AMIDON : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver
110. LE CAOUTCHOUC SYNTHETIQUE : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver
111. LA CONSERVATION DES ALIMENTS : inventée par Lloyd A. Hall
112. LA STERILISATION DES ALIMENTS : inventée le 8 février 1938 par Lloyd A. Hall
113. MOUSSE IGNIFUGE CONTRE LE FEU : utilisée pendant la 2nd guerre mondiale, inventée par Percy L. Julian
114. SYNTHESE DE LA PHYSOSTIGMINE : pour le traitement du glaucome , inventée par Percy L. Julian
115. SYNTHESE DE LA PROGESTERONE : inventée par Percy L. Julian
116. SYNTHESE DE LA CORTISONE : inventée le 10 août 1954 par Percy L. Julian
117. SYNTHESE ORGANIQUE DE LA PHEROMONE : inventée par Bertram Oliver Fraser-Reid
118. SYNTHESE DE L’OLIGOSACCHARIDE : inventée par Bertram Oliver Fraser-Reid
119. FILAMENT DE CARBONE : pour la lampe à incandescence : inventé le 17 juin 1882 par Lewis Howard Latimer 120. APPAREIL DE REFROIDISSEMENT et DE DESINFECTION : inventé le 12 janvier 1886 par Lewis Howard Latimer 121. RHEOSTAT FIABLE : inventé par Granville T. Woods le 13 octobre 1896
122. TROISIEME RAIL : pour le métro, inventé par Granville T. Woods le 29 janvier 1901
123. UN FREIN AUTOMATIQUE à AIR COMPRIME : inventé par Granville T. Woods en 1905
124. UN FREIN ELECTROMECANIQUE : inventé par Granville T. Woods en 1887
125. UN INTERRUPTEUR AUTOMATIQUE de circuits électriques : inventé par Granville T. Woods en 1889
126. UNE COUVEUSE ARTIFICIELLE : inventé par Granville T. Woods en 1890
127. PACEMAKER (régulateur pour stimulateur cardiaque) : inventé par Otis Boykin
128. OPERATION A CŒUR OUVERT : inventé par Daniel Hale Williams le 9 juillet 1893
129. TEST DE DEPISTAGE DE LA SYPHILIS : inventé par William A. Hinton en 1936
130. COLLET pour les fractures cervicales : inventé par Louis Tompkins Wright
131. TRAITEMENT des MALADIES VENERIENNES (avec l’auréomycine) : inventé par Louis Tompkins Wrigh
132. CONSERVATION DU SANG : inventé par Charles Richard Drew
133. LA POLYTHERAPIE (utilisation de la chimiothérapie contre le CANCER) : inventée parJane Cooke Wright
134. TRANSPLANTATION du REIN (2ieme au monde) : par Samuel L. KOUNTZ
135. CONSERVATION du REIN (durant plus de 50 heures) : par Samuel L. KOUNTZ
136. ANTIDOTE contre les SURDOSES de BARBITURIQUE : inventé par Arnold Hamilton Maloney
137. MACHINE A MONTER LES EMPEIGNES (soulier) : inventé par Jan Earnst Matzeliger
138. FIXATEUR POUR CHEVEUX : inventé par Garrett A. Morgan
139. ANEMOMETRE : inventé par Philip G. Hubbard
140. CAMERA-SPECTROGRAPHE (transporté par Apollo 16) : inventé par George R. Carruthers

Conclusion « Aucune race ne possède le monopole de la beauté et de l’intelligence ».
Par blaise etongtek - Publié dans : Négritude
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Lundi 12 octobre 2009
Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et professeur d’économie, fait la lumière sur les dégâts causés dans les Etats membres de la zone franc en raison de l’indexation de leur monnaie sur le franc français, aujourd’hui sur l’euro. Dans cet entretien réalisé par Ruth Tete et Soh Tadhieu de New African, Mamadou Koulibaly ne mâche pas ses mots et appelle à la création d’une monnaie indépendante, sans lien avec le passé colonial. 

Pourriez-vous expliquez à nos lecteurs quels sont les principaux mécanismes de la zone Franc ? 

MK: La zone du franc CFA est une union de coopération monétaire dont les leviers de contrôle se situent à Paris où priment les intérêts de la France. Les Etats satellites, membres de cette zone, sont des pays d’Afrique occidentale et centrale. La logique qui sous-tend le fonctionnement de cette zone rappelle la manière dont les Etats de l’Europe de l’Est étaient liés à l’ex-Union soviétique par le biais du Pacte de Varsovie à l’époque de la Guerre froide. 

Les principes de la coopération monétaire entre la France et les Etats membres de la zone franc ont été énoncés dès les années 1960 dans le cadre d’un pacte colonial. Ce pacte a été modifié par la convention de coopération monétaire du 23 novembre 1972 entre les Etats membres de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) et la France d’une part, et par l'accord de coopération du 4 décembre 1973 entre les pays membres de l'Union Monétaire Ouest-africaine (UMOA) et la République française d’autre part. 

Juste avant que la France n’accède aux demandes d’indépendance des pays africains dans les années 1960, elle a obligé ces Etats à placer 65% leurs réserves de change sur un compte du Trésor français, après avoir défini un taux de change fixe du franc CFA. 

Bien que la gestion de cette monnaie ait été confiée à des banques centrales communes [BEAC et BCEAO, ndlr], ces banques n’ont d’africain que le nom. En réalité, elles n’ont aucun pouvoir et ne sont rien de plus que de gigantesques institutions bureaucratiques qui ne décident pas des politiques monétaires. Elles sont là pour faire croire aux pays deb la zone franc qu’ils sont maîtres de leur destinée. 

Les pays de la zone franc continuent de perpétuer un système mis en place par l’ancien bourreau colonial. 

Comment décririez-vous la situation financière des pays de la zone franc depuis qu’ils font partie de cette union monétaire ? 

MK: La zone franc a engendré un long débat. D’une manière générale, il ne faut pas oublier que cette union a apporté à la France d’immenses avantages en termes de marchés pour ses biens et services. La situation monétaire des pays de la zone franc est une longue histoire de secrets jalousement gardés par la France, dont la seule préoccupation est de préserver ses intérêts. 

Par exemple, les réserves de change des Etats de la zone franc sont placées sur un compte commun du Trésor français, mais aucun pays africain n’est capable de dire quelle partie de cet argent durement gagné lui appartient. Seule la France a le privilège d’accéder à ces informations. 

Et pourtant ces fonds, placés sur des «comptes d’opérations», génèrent des intérêts à chaque fois que leur montant est supérieur aux besoins d’importation des pays africains concernés. 

Ces comptes d’opérations, en vertu des accords de coopération monétaires signés par la France et les pays de la zone franc, sont en théorie assortis du principe de découvert illimité. Cependant, les autorités françaises ont inclus, dans les statuts des banques centrales africaines, des mesures, parfois préventives, destinées à éviter que les comptes d'opérations deviennent constamment débiteurs. 

Les opérations liées au franc CFA sont secrètes et seul le Trésor français connaît montant des fonds appartenant aux pays de la zone franc placés sur les comptes d’opérations. Seul le Trésor français peut indiquer le niveau de rémunération ainsi que les frais de gestion de compte. Le système est donc opaque et autoritaire. 

Les économies de la zone Franc sont très vulnérables. Les effets provoqués par le mécanisme de fonctionnement du franc CFA sont asymétriques. Les pays les plus dépensiers de la zone franc peuvent utiliser les réserves de change des pays qui ont une gestion plus prudente. De fait, l’unité monétaire profite aux pays les plus riches et encourage l’exploitation des pays les plus pauvres. L'existence d'un système monétaire stable et unifié n'a pas conduit à l'émergence d'un système bancaire et financier efficace dans les pays africains de la zone franc. Sur les 107 banques que comptent ces pays, 42 avaient fait faillite en 1990. Les réseaux bancaires, qui se sont constitués par la suite, dépendent fortement des banques françaises. 

La France encourage les pays de la zone franc à vivre largement au-dessus de leurs moyens. Quelle différence y a-t-il entre le Gabon dont les réserves de change sont placées en France et le Ghana, qui possède sa propre monnaie? Ou entre le Cameroun et le Kenya ? Le Bénin et la Tunisie ? Ces questions suscitent des questions légitimes sur le bien-fondé de la zone franc. 

La zone franc existe depuis plus de soixante ans. Comment expliquez-vous qu’elle perdure malgré les effets négatifs qu'elle continue de produire dans pays africains ? 

MK: A mon avis, cela est dû à l’influence que la France exerce sur les pays d’Afrique francophone, même si les partisans utilisent les arguments suivants pour défendre leur position : garantie monétaire, qui génère un afflux de capitaux, mesures d’austérité limitant le risque d'inflation et permettant de maintenir l'équilibre de la balance extérieure, et crédibilité de la monnaie. 

Les partisans du franc CFA font semblant de ne pas voir la répression politique et financière qu’ont exercée les présidents français successifs sur les pays africains qui ont tenté de se retirer de la zone franc. Nous avons été témoins de mesures répressives visant à couper court à toute velléité d’émancipation du système: la protection des intérêts français a engendré récemment des crises au sujet de l’uranium au Niger, de l’or au Mali, du pétrole au Tchad, des matières premières et du transfert des actions d’entreprises du service public en Côte d’Ivoire, auxquelles sont à ajouter d’autres crises au Rwanda, en République démocratique du Congo et au Sénégal. 

Quand le Sénégal a annoncé récemment qu’il avait découvert du pétrole à Saint Louis, le pays a demandé au Vénézuela de l’aider dans son exploitation, et non à la France. Paris a perçu ce geste comme une trahison et une violation des accords de coopération liant la France aux pays de la zone franc et à leurs ressources. 

Par ailleurs, les élites et la classe politique africaines n’ont fait qu’empirer la situation en prétendant qu’elles ne possédaient pas les compétences nécessaires pour gérer leur propre monnaie de manière responsable et efficace, à l’inverse des pays occidentaux ou asiatiques. 

Elles se satisfont de voir Etats africains être réduits l’état de contribuables au profit de la France, avec les 65% de réserves de change qu’ils déposent chaque année auprès du Trésor français ! Et pourtant, nos citoyens n’ont pas la nationalité française, et non pas non plus accès aux services publics dont bénéficient les autres contribuables français. Cela conduit à une situation qu’on ne peut que qualifier d’asservissement volontaire, et qui a incité la population et les acteurs économiques à croire qu’ils ne pouvaient se passer de la France. 

C’est bien dommage car cette idée est totalement fausse. Le monde est vaste : il suffit de vouloir s’y intégrer de façon libre et responsable par le biais du commerce et non de l’aide étrangère qui réduit les gens à la situation de mendiants. Chaque jour, la mondialisation crée des milliers d’opportunités dont nous ne tirons pas profit, parce que nous sommes piégés dans un système inefficace. 

Une réunion des ministres des Finances des pays de la zone franc s’est tenue à Paris le 14 octobre 2007. Cette précède traditionnellement la conférence d'automne de la Banque Mondiale et du FMI. Vous avez été ministre des Finances de Côte d'Ivoire, et peut-être avez-vous eu l’occasion de participer à ces réunions. Beaucoup d’Africains que rien de positif pour le peuple africain ne ressort de ces réunions. Est-ce vrai ? 

MK: Je n’ai jamais participé à ce type de réunion quand j’étais Ministre des Finances. Mais la plupart des pays de la zone franc sont faible. Avec des économies sous perfusion, ils n’ont aucun poids dans les décisions prises dans le cadre de ces réunions. On peut donc se demander pourquoi ils continuent de se rendre à ces réunions dans lesquelles ils n’ont aucune voix. En agissant ainsi, ces pays montrent qu’ils sont convaincus que la France peut tout faire pour eux. Nos pays préfèrent choisir la solution de la facilité même si elle met en danger l’emploi, les revenus, l’épargne et les investissements privés. Nous nous rendons complices du piège de la pauvreté dans lequel nous avons été poussés. 

Pourriez-vous citer au moins trois raisons pour lesquelles les Etats africains devraient se libérer du franc CFA? 

MK: En premier lieu, le franc CFA est coercitif, injuste et moralement indéfendable. Il a favorisé la corruption de l’Etat. Au moment des élections françaises, les pays de la zone franc sont sans cesse sollicités pour donner des dons aux hommes politiques français, une obligation qui ne peut se justifier. Ces «cadeaux» ont été à l’origine de nombreux conflits et ouvrent la voie à de nombreuses autres formes de corruption. 

Ce sont ces relations qui perpétuent le monopole français dans les pays de la zone franc, malgré la mondialisation. Sous prétexte d’aider les pays pauvres avec l’argent du contribuable français, c’est la classe politique française et africaine qui s’enrichit de manière illicite. Cette réalité justifie à elle seule l’abandon de la zone franc. 

La libéralisation économique et financière ne peut se produire avec un taux de change fixe et une zone d’influence économique créée artificiellement. 

En fait, l’émergence de tensions apparues au sein du système monétaire international et les crises financières de ces dernières années portent à croire que le choix du régime de taux de change dépend du système d’engagements pris auprès des autorités monétaires. Et pourtant, la restriction de la liberté des pays de la zone franc dans le domaine de la politique monétaire ne protège pas du risque de dévaluation du franc CFA. Ainsi, dans les années 90, faisant fi de la clause de découvert illimité, la France a ordonné la dévaluation du franc CFA. Avant la dévaluation, 1 franc français s’échangeait contre 50 francs CFA. En 1994, après la dévaluation, 1 FF s’échangera contre 100 FCFA. Les autorités françaises sont pourtant arrivées à faire croire que le taux de dévaluation était de 50%, alors que nous venions de subir une dévaluation de 100% ! 

Après l’abandon du système, quel avenir monétaire proposez-vous aux pays africains du point de vue monétaire ? 

MK: Etant donné les enjeux, il est nécessaire d’entreprendre des réformes financières et monétaires. La monnaie doit être au service de l’économie. Elle doit s’adapter au contexte économique actuel. A cet effet, il faut permettre aux pays de se prémunir contre les chocs asymétriques, d’améliorer la convergence et l’ajustement macroéconomiques et de financer le développement. 

Il est vital aujourd’hui que le franc CFA acquière une autonomie, qu’il se libère du joug colonial. Il est grand temps que les pays africains assument les conséquences d’une politique macroéconomique librement choisie. Il n’y a pas de secret. Il suffit que nous décidions de nous choisir nos politiques et d’en assumer la responsabilité. La liberté n’a de sens que si elle est assortie de responsabilité. 

Une fois la rupture accomplie, les pays de l’ex-zone franc devront créer leur propre système basé sur des principes simples : accès direct aux marchés internationaux sans tuteur, c'est-à-dire la France, mise en place d’un système fiscal simple sans règles d’imposition incompréhensibles, taux de changes flexible par rapport aux principales monnaies. Pour atteindre cet objectif, les pays concernés ont deux possibilités. La première consisterait à créer des monnaies nationales indépendantes, avec une parité flexible comme les monnaies de l’Union Européenne avant l’introduction de l’euro. Cette solution peut fonctionner uniquement si les banques sont privées et indépendantes et que les banques centrales ont la liberté de mettre en œuvre des politiques monétaires crédibles. 

La deuxième option, c’est que les pays africains s’unissent et créer une monnaie commune, mais cela suppose un gouvernement unique, contrôlée par une banque centrale unique et indépendante du pouvoir politique, ainsi qu’une politique économique monétaire et budgétaire uniques. 

Quelle que soit la solution adoptée, les Etats doivent être démocratiques. Ils doivent indiquer clairement à leurs citoyens leurs droits de propriété et leur accorder la liberté de décider s’ils veulent hypothéquer ces droits. Tout commence avec l’attribution du droit de propriété aux citoyens, un droit qui les fera émerger de la pauvreté. Le libre échange fera le reste. 

En 2005, vous avez publié un livre intitulé «Les servitudes du pacte colonial». Pourriez-vous expliquer brièvement le sujet de cet ouvrage et le message qu’il transmet ? 

MK: L’objectif de ce livre était de faire connaître au public le «pacte colonial», fondement des accords de coopération franco-africains. Il s’agit d’un modèle institué par la France sous De Gaulle à la veille de l’indépendance des Etats d’Afrique francophones, destiné à contrôler indirectement les affaires de ces pays de manière subtile, sans apparaître en première ligne comme pendant la longue période coloniale. Le livre publie les textes utilisés pour organiser les interventions de l’Etat français, malgré la fin de l’époque coloniale dans les années 1960. Selon ce pacte colonial, les présidents des Etats d’Afrique francophone doivent diriger leurs pays en fonction des intérêts de Paris. 

L’indépendance s’est donc résumée au transfert de compétences de l’Elysée aux chefs d’Etat africains, qui doivent faire acte d’allégeance à la France, et non aux peuples qu’ils gouvernent. 

Paris se charge de leur dicter les politiques à adopter. Ce livre révèle comment les accords de Défense sont en réalité que des accords commerciaux obligeant les Etats d’Afrique francophone à conserver des bases militaires françaises sur leur sol, avec des soldats prêts à intervenir pour chasser les dirigeants récalcitrants afin de les remplacer par des individus plus dociles. 

Dans ce livre, on découvre que la France détient un monopole sur toutes les matières premières de l’Afrique francophone. On apprend comment la France a pris des mesures pour s’assurer qu’elle conserverait toutes ses prérogatives coloniales après avoir accordé «l’indépendance» aux pays africains. 

Par le biais de ce pacte colonial, la France est demeurée omniprésente en Afrique francophone et a conservé les avantages d’hier. Paris a confisqué la véritable indépendance des pays d’Afrique francophone. 

Nous nous devons de dénoncer collectivement ce pacte colonial. Lors de sa visite au Sénégal en juillet 2007, le fraîchement élu président français Nicolas Sarkozy a reconnu que la colonisation était un crime contre l’humanité, mais a refusé de se repentir. Les Africains doivent dénoncer tous les accords et systèmes qui éloignent l’Afrique des marchés. Le pacte colonial constitue une violation du droit de propriété africain. 

Etes-vous parvenu à transmettre ce message à travers ce livre ? 

MK: Je pense que oui. Je voulais partager mes convictions avec un grand nombre d’Africains. Et d’amis de l’Afrique, afin qu’ils soient dans une meilleure position pour mesurer les dangers du pacte colonial, du contrôle de l’Etat, et surtout de prendre conscience que la gestion de l’économie sous l’emprise du pacte colonial est une source de pauvreté dans nos pays. Nous ne voulons pas l’aumône ; notre problème n’est pas le manque d’argent. Je suis convaincu que nous devons avant tout revendiquer clairement nos droits de propriété sur nos terres et nos ressources, qui ont été aliénées par les colons, et dont le pacte colonial nous dépossède aujourd’hui. Enfin, je voulais dire que l’Afrique a un besoin urgent de libertés individuelles, d’un contrôle de l’Etat limité, de marchés libres, d’une société ouverte et de la paix, qui ne peuvent exister que si la liberté économique et politique est respectée.

In New African, Janvier 2008
Par blaise etongtek - Publié dans : Négritude
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Vendredi 9 octobre 2009

La déclaration de Mouammar Kadhafi le 23 septembre 2009, dont il n'existe aucune version retranscrite, s'est déroulée durant 1heure40 et a donné lieu à des commentaires plutôt amusés de la part des commentateurs. Son programme politique pour l'année à venir, en tant que pays PRESIDENT POUR UN AN de l'Assemblée Générale mérite pourtant que l'on s'y attarde. Il peut être écouté dans son intégralité sur http://www.un.org/ga/64/generaldebate/LY.shtml. La traduction anglaise de son discours en arabe n'a pas été assurée par les traducteurs de l'ONU mais par un membre de la délégation libyenne.

En voici quelques extraits traduits en français. Après on ne pourra pas dire que l'on ne savait pas quel programme politique sera à l'ordre du jour de la 64ème Assemblée Générale :

"Au nom de l'Union africaine, je vous souhaite la bienvenue, dans cette réunion qui sera historique dans l'histoire du monde. Au nom imagede la Libye qui préside l'Assemblée Générale, au nom de l'Union africaine, et au nom des 1000 rois traditionnels d'Afrique, je tiens à souhaiter la bienvenu à notre fils Obama, et je le fais car c'est la première fois qu'il s'adresse à l'Assemblée générale et qu'elle se déroule dans son pays hôte. (...)

Parmi les défis auxquels nous sommes confrontés, il y a aussi le virus H1N1 qui a été fabriqué dans des laboratoires à des fins militaires comme arme de destruction

Les Nations Unies ont été créés par les pays qui se sont mis ensemble contre l'Allemagne après la deuxième guerre mondiale (...) nous n'étions pas présents à cette époque. Cela a été créé en l'absence de 165 pays, c'est à dire 1 pays sur 8

Depuis la création de l'ONU, il y a 65 guerres, et ces guerres ont été plus destructrices que la deuxième guerre mondiale (...) était-ce dans l'intérêt de toutes les nations? Non, c'était dans l'intérêt de 2 ou 3 pays

Aucun pays n'a à s'ingérer dans les affaires internes des autres pays (...) A l'époque de Rome, le Sénat a décidé de mettre un dictateur en place car c'était bon pour Rome et personne n'a brandit le Véto à César

Et il y a un pays qui dicte sa conduite. Qui a donné à ce pays son statut de membre de l'ONU ? (allusion à Israël en 1948 ?)Ce sont ces 4 pays qui lui ont donné son statut. Le seul pays pour lequel nous avons tous voté pour son entrée en tant que membre à l'Assemblée Générale est la Chine (République populaire) Concernant le Conseil de Sécurité, la solution n'est pas d'avoir plus de membres permanents (...) cela créera plus de conflits et plus de tensions et de compétition au niveau mondial (...) Une résolution à l'AG sera préparée en ce sens. Il n'y aura plus de représentants par pays (...) afin qu'il y ait la démocratie et l'égalité entre les pays membres. (...) Il faut que le pouvoir du Conseil de sécurité soit désormais renvoyé à l'Assemblée Générale. Le Conseil de sécurité sera uniquement un organe devant mettre en œuvre les décisions de l'Assemblée Générale. Ce sera le Parlement du monde, l'Assemblée du monde et ce sera la vraie démocratie (...) Nous sommes aujourd'hui 192 membres et nous sommes comme un décors pour le Conseil de sécurité (...) Au Conseil de sécurité, il faudrait un siège pour les 27 membres de l'UE, les 53 pays de l'Union Africaine devraient avoir un siège, un siège pour l'Amérique du Sud, l'Asie un siège, le Moyen orient un siège, La fédération de Russie, les Etats Unis ; la ligue arabe, 22 pays, un siège ; l'Organisation de la Conférence islamique, 57 pays, un siège ; le Mouvement des non alignés, 118 pays, un siège ; ainsi que le G100. Et s'il y a des pays hors de ces associations, nous pourrons leur donner un siège par rotation tous les 6 mois, comme le Japon ou l'Australie. Il faudra que l'Assemblé générale fasse un vote là dessus (...) Monsieur Treki et Ban Ki Moon devront rédiger le projet législatif et organiser des comités pour un vote.

On ne peut pas continuer à être avec un conseil de sécurité pareil, c'est du terrorisme. Un Conseil de sécurité composé de super puissances, c'est du terrorisme en soit. C'est la seule condition pour avoir un monde de paix. (...)"

Nous avons été colonisés et maintenant nous sommes ici pour créer le futur du monde de manière démocratique qui permettra de maintenir la paix et la sécurité. (...)Ce qui se passe aujourd'hui avec le Conseil de sécurité c'est du terrorisme, comme Al Qu'aida.(...). Il ne devrait pas s'appeler le Conseil de sécurité mais le Conseil de la terreur. (...) Le tiers monde est sous la terreur et terrorisé. Le Conseil de sécurité ne nous donne aucune sécurité. Au contraire, il fait régner sur nous la terreur et les sanctions. C'est utilisé uniquement contre nous. (...) Le Conseil de Sécurité n'a jamais pris aucune action pour stopper 64 guerres (...)

L'AIEA ne fonctionne que contre nous, alors que tous les pays devraient être sous son contrôle (...) le Conseil de Sécurité est contre nous, la Cour pénale internationale est contre nous. L'Afrique a été persécutée, esclavagisée, colonisée, traitée comme des animaux, (...) personne ne peut nous refuser un siège permanent. (...) il faut aussi qu'il y ait des réparations pour que l'on ne puisse plus voler la terre des peuples. Pourquoi les africains devraient-ils partir en Europe ? Pourquoi les asiatiques vont en Europe ? Pourquoi les peuples d'Amérique latine vont en Europe ? Parce que l'Europe a volé les richesses, les fruits, le pétrole, les végétaux. (...) Et maintenant la nouvelle génération en Afrique recherche leurs biens qui leur a été volé. (...) et c'est ainsi que l'on pourra stopper l'immigration (...) Il faut récupérer nos biens équivalents à 77.7 millions. Ce sont les réparations que l'Afrique devrait recevoir des pays qui l'ont colonisé. Et si vous ne nous donnez pas cette somme, nous viendrons la chercher chez vous. (...)
Il n'y a pas d'émigration illégale de Libye vers l'Italie, parce que l'Italie a payé ses compensations à la Libye. (...) Et l'Italie devrait être glorifiée pour ce qu'elle a fait. (...) Et il faut que les pays colonisateurs payent des compensations, afin qu'il n'y ait plus jamais de colonisation, et que tout pays qui colonise sache qu'il devra payer des compensations après. La colonisation doit être incriminée.

Nous africains, sommes fier qu'un fils d'Afrique gouverne les Etats Unis. (...) Mais je suis inquiet. Obama sera là pour les 4 prochaines années ou les 8 prochaines années, mais j'ai peur de l'après. Personne ne peut garantir l'après Obama. Je serais heureux si Obama pouvait rester pour toujours Président des Etats-Unis. Nous avons tous traversé l'océan atlantique pour venir ici (...) Pourquoi ? Est-ce Jérusalem? le Vatican ? La Mecque ? Vous souffrez tous ici du décalage horaire. Nous sommes fatigués et endormis. Votre horloge biologique est perturbée(...)
Ce sont les Etats Unis qui s'occupent de toutes les choses matérielles,qui assure la sécurité très stricte et ils dépensent beaucoup d'argent. Et l'Amérique est très fatiguée. Et je voudrais soulager l'Amérique de cette charge. Nous remercions l'Amérique pour ce qu'elle fait et pour tous les problèmes que cela lui cause. Nous voulons aider l'Amérique. Nous voulons que l'Amérique soit en sûreté, que l'Europe soit en sûreté. (...) Peut-être qu'un terroriste fera une attaque sur l'avion d'un président. Ce bâtiment est une cible pour les terroristes. Cela aurait pu être en leur pouvoir le 11 septembre. Nous avons nous même 10 membres d'Al Qu'aida détenus en Libye. Et ce que nous savons de leurs déclaration est très effrayant. Et l'Amérique vit sous tension. Nous ne savons pas ce qui peut se passer, et l'Amérique peut encore être visée et des dizaines de chefs d'Etats attaqués en même temps. Nous voulons soulager l'Amérique de cette inquiétude. Nous devons déplacer le siège de l'ONU dans un lieu qui n'est pas visé. Après cinquante ans, le siège devrait déménager dans un autre endroit de l'hémisphère. Pour les 50 prochaines années, le siège devrait être dans l'hémisphère de l'est ou dans l'hémisphère du milieu. Par rotation. (...) C'est un service que nous rendons à l'Amérique. (...) Et cela sera mis au vote à l'Assemblée Générale. (...) Nous ne blâmons pas l'Amérique de prendre toutes les mesures de sécurité. Car elle est la cible d'Al Qu'aida. Mais nous ne tolérons pas ces mesures. Nous n'avons pas à venir à New York et nous ne devons pas subir toutes ces mesures. Un président m'a raconté que son co-pilote ne pouvait venir en Amérique parce qu'il y avait des restrictions. Un autre m'a dit que son garde d'honneur n'a pas pu venir car il y avait un quiproquo avec son nom pour avoir un visa. Un autre m'a dit que son médecin personnel n'avait pu obtenir de visa et n'avait pu entrer en Amérique. (...) C'est comme Guantanamo, nous n'avons pas de liberté de mouvement pour nos délégations. (...) Pourquoi ne pas mettre le siège en Libye ? La Libye n'a d'hostilité envers aucun pays. (...) Cela pourrait aussi être Pékin, la capitale de la Chine ou Dehli, la capitale de l'Inde. (...) Et vous me remercierez d'avoir supprimé la souffrance et le fait de voler durant 24 heures. Et je suis sûre que l'Amérique ne réduira pas sa contribution et continuera d'être engagée par ses obligations internationales. Et l'Amérique vous remerciera de lui avoir enlevé ce poids. Et l'Amérique devrait nous remercier pour cela car ce lieu est la cible des terroristes. (...)

Ce n'est pas une réunion ordinaire, même mon fils Obama a dit que c'était une réunion historique. Il faut aussi établir des cours de justice, et des investigations sur la manière dont les guerres ont commencé. (...) Ceux qui font les guerres doivent être traduits en justice et payer les conséquences. Concernant la Guerre de Suez de 1956, le dossier devrait être rouvert. Pourquoi 3 pays qui ont un siège permanent au Conseil de Sécurité ont attaqué un Etat membre de l'Assemblée Générale, l'Egypte (...) des milliers d'égyptiens sont morts et des villes d'Egypte détruites. Comment cela a pu se passer sous l'ère des Nations Unies ? Comment pouvons nous être sûrs que cela ne se reproduira pas ? (...) Puis il y a eu la guerre du Viet Nam, 3 millions de victimes, (...) il y a eu plus de bombes que durant la seconde guerre mondiale. (...) Nous ne pouvons rester silencieux. Comment l'humanité peut-elle être en sécurité ? (...) C'est le futur du monde et nous devons nous assurer que pareille chose ne se répétera pas à l'avenir. Puis il y a eu Panama (...) Grenade (...) Il faut enquêter sur les bombardements en Somalie, (...) qui a laissé faire ? Puis il y a eu la Yougoslavie. Un pays paisible, et qui a été détruit comme l'a fait Hitler jadis. Tito avait construit son pays étape par étape, brique après brique. Et nous le démembrons pour des intérêts impérialistes internationaux. (...) Nous devons faire une enquête là dessus. Puis il y a la guerre en Iraq. (...) L'Assemblée générale doit mener une enquête sur l'invasion deimage l'Iraq (...) Nous risquons tous la même destinée. Puis le génocide, le massacre du peuple iraquien. Ceux qui ont pratiqué les assassinats collectifs du peuple iraquien doivent être jugés. (...) C'est facile de demander que Taylor soit jugé, ou El Bachir ou Noriega. Quelle blague ! Et qu'en est-il de ceux qui ont fait des meurtres de masse en Iraq ! (...) Nous ne sommes pas des animaux et nous avons le droit de vivre et de nous défendre. (...) Vous savez ce que l'on dit ? Que c'est le président des Etats Unis qui se cachait derrière le masque du bourreau du président iraquien. Pourquoi n'avons nous pas vu leur visage ? (...) Qui sont ceux qui ont exécuté la sentence de mort ? (...)Abougraïb, c'est une insulte à l'espèce humaine. Je sais que les américains ont fait une enquête là dessus. Mais les Nations Unies ne doivent pas oublier et l'AG doit enquêter. Les prisonniers de guerre qui ont été persécutés, mal traités, les médecins qui ont fait des expériences sur eux, et la sodomie? C'est un pêché sans précédent. Ce sont des soldats, des prisonniers de guerre et ils sont violés en prison par un état membre du Conseil de Sécurité ? C'est contre la civilisation. Nous devons savoir les faits. Et il y a encore 1 demi million de prisonniers à Abou Graib.

Et il faut aussi ouvrir une enquête sur l'Afghanistan. Pourquoi sommes nous contre les Talibans ? Qui sont les Talibans ? Qu'est ce que l'Afghanistan ? Si les Talibans veulent créer un état religieux comme le Vatican ! Le Vatican constitue-t-il un danger contre nous ? Non. C'est un pays religieux très pacifique. Si les Talibans veulent créer un émirat islamiste, qui peut dire que ce sont des ennemis ? Ben Laden est-il afghan ? Les Afghans sont ils Ben Laden ? Y-a-t-il un Ben Laden Taliban ? Non ! Ben Laden n'est pas un Taliban est n'est pas Afghan. Ceux qui ont attaqué NY, sont ils des Taliban ? Sont ils Afghans ? Ils ne sont ni Afghans ni Talibans. (...)

Il y a eu la guerre civile en Amérique. Personne n'a interféré dans la guerre civile en Amérique. Il y a eu la guerre civile en Espagne, en Chine, partout. Si les iraquiens veulent une guerre civile, laissons les se battre entre eux, c'est plus juste. Qui a dit que si les Talibans viennent au pouvoir ils auront l'arme nucléaire, ou des missiles transatlantiques ?( ...) est-ce que leurs avions ont décollés d'Afghanistan ou d'Iraq ? Non. Ces avions étaient dans l'aéroport JF Kennedy. Monsieur Terki, en tant que Président de l'Assemblée Générale doit aussi ouvrir les dossiers des assassinats. Nous voulons savoir, comment un leader africain de la libération de l'Angola a été assassiné. Qui l'a tué ? Nous devons le savoir pour nos fils. Pour l'histoire, le héros de la lutte en Angola (...) Nous devons savoir également sur l'assassinat de Kennedy. Lee Harvey. Qui a tué Lee Harvey ? Jack Ruby. Un israélien a tué Lee Harvey qui a tué Kennedy. Pourquoi ? (...) Nous savons que Kennedy voulait enquêter sur le dossier nucléaire du démon israélien. (...) cela a à voir avec la paix du monde. Et Martin Luther King (...) Et Khalil Al Wazir le palestinien à Tunis. Il vivait
paisiblement là bas. L'indépendance de son pays n'a pas été respectée. Nous ne pouvons rester silencieux. (...) (liste de palestiniens tués) Ces violations des droits de l'homme ne peuvent se répéter et les auteurs doivent être jugés. (...) Nous ne sommes pas des animaux. Nous nous défendons, nous défendons nos enfants. Nous n'avons pas peur. Nous avons le droit de vivre. Et l'air que l'on respire n'est pas juste pour les superpuissances mais pour chacun de nous. Nous ne devons pas vivre humiliés sur cette terre.

Et il y a le massacre de Sabra et Chatila. (...) Et le massacre de 2008 de Gaza (...) (longue liste des tués et des organisations détruites à Gaza) Tous devraient être traduits devant la Cour Pénale internationale. (...)

Les somaliens deviennent pirates car ils défendent la nourriture pour leurs enfants, la pêche pour leurs enfants. (...) j'ai rencontré les pirates et je leur ai dit qu'il faut faire une convention internationale pour protéger leurs eaux territoriales et économiques. Cette mer appartient au peuple somalien. Et les autres pays cesseront d'empoisonner leurs eaux et leurs côtes. (...)

Un jour nous aurons aussi la grippe des poissons. Ils fabriquent les virus pour que les industries pharmaceutiques fabriquent les vaccins. (...) Les industries capitalistes fabriquent les virus pour ensuite fabriquer les vaccins et faire des profits. (...)Le traité sur les mines antipersonnel devrait être modifié. Je dois pouvoir avoir le droit de mettre des mines à mes frontières pour empêcher que l'on m'envahisse. Je ne fais de mal à personne. Il faut transformer le traité sur les mines. (...)

Les Palestiniens. La solution est un pays démocratique pour les palestiniens et les juifs. Une solution de deux états n'est pas pratique. (...) La solution est un état démocratique arabe sans fanatisme religieux. Les Sharon et Arafat sont terminés. Nous avons besoin d'une nouvelle génération où tous vivront en paix. La jeunesse palestinienne et israélienne veut la paix sous un seul Etat. Ce sera Isratin. Isratin sera la solution. Les arabes n'ont aucune hostilité ni animosité vis à vis d'Israël. Nous sommes de la même race. Les réfugiés doivent revenir.
Vous (s'adressant aux européens) êtes ceux qui avez fait l'holocauste, vous êtes ceux qui les avez brûlé. Pas nous. Nous leur avons donné un refuge, la sécurité durant l'époque romaine, durant le règne arabe en Andalousie. Vous êtes ceux qui les avez empoisonnés et les avez annihilés. Nous les avons toujours protégé. Vous les avez expulsé. Regardons la vérité. Nous ne sommes pas hostiles ou les ennemis des juifs. Et les juifs auront un jour besoin des arabes et nous seront ceux qui leur offriront la protection. Regardez donc ce que les autres ont fait aux juifs. Hitler est un exemple. Vous êtes ceux qui avez fait du mal aux juifs. Pas nous. (...)

Par blaise etongtek - Publié dans : Négritude
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Mercredi 7 octobre 2009

Adopte le 11 juillet 2003 par la 2eme session ordinaire de la conférence de l'union africaine, lors du second sommet de l'union africaine à Maputo, au Mozambique le protocole de Maputo est un document de 21 pages  constitué de 32 articles avec comme nom officiel   « Protocole à la Charte Africaine des Droits de L’Homme et des Peuples relatif aux droits des Femmes. ». Le protocole exige des gouvernements africains l'élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l'égard des femmes en Afrique et la mise en œuvre d'une politique d'égalité entre hommes et femmes.

Ce protocole vient en complément de la charte africaine, pour promouvoir les droits fondamentaux des femmes en Afrique et veiller à la protection de ces droits. Parmi ses dispositions figurent :

Le droit à la vie,

Le droit à l'intégrité physique et à la sécurité des personnes,

Le droit de participer à la vie politique et aux processus de décision,

Le droit à l'héritage,

Le droit à la sécurité alimentaire et à un logement décent,

Le droit de pratiquer l’avortement médicalisé « en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du foetus. »

 

La protection des femmes contre les pratiques traditionnelles dangereuses (mutilations) et la protection lors des situations de conflit arme.

 

Sont également prévues des dispositions concernant l'accès à la justice et une protection égale devant la loi pour les femmes.

 

PS : Le texte en entier du Protocole de Maputo se trouve sur le site Internet de l’Union

Africaine: http://www.africa-union.org/Official_documents/Treaties_Conventions_fr/

Protocole_sur_le_droit_de_la_femme.pdf

 

Le défi à relever est encore très important mais l’enjeu est de taille. a cet effet, les femmes africaines devraient saisir l’opportunité et le pouvoir que leur confèrent ce protocole pour jouer pleinement leur rôle d’actrices incontournables en participant activement au débat parlementaire pour pouvoir influencer le vote des lois promouvant l’égalité des genres mais aussi, en interpellant les gouvernements dans leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale par des questions orales ou écrites en faveur des questions qui se posent aujourd’hui sur l’égalité et la protection des droits fondamentaux de la femme africaines.

Mais il est presque certain pour réussir ce pari, les femmes doivent collaborer d’abord efficacement avec les hommes pour qu’ils aient une compréhension commune de la question du genre, car ce sont leurs premiers partenaires dans l’action sociale en général et la promotion des droits de la femme en particulier. les femmes parlementaires doivent également travailler en synergie avec les organisations de la société civile, les organisations internationales, les medias, les partis politiques, les communautés religieuses et la population tout entière pour réussir la sensibilisation des hommes et des femmes afin de promouvoir sans difficulté des lois égalitaires, les droits de la personne humaine et de la femme en particulier ; afin  que ce changement de mentalité s’inscrive dans la durée et que les instruments juridiques puissent être le garant de l’égalité entre les hommes et les femmes, le travail de la lutte contre les discriminations sociales doit commencer dans les  ménages pour que, dans l’avenir, les mêmes causes ne reproduisent pas les mêmes effets. Nous aurons ainsi préserve nos enfants, les générations futures de cette culture qui tolère et parfois encourage les inégalités entre les hommes et les femmes africaine.

point n’est besoin de signaler, malgré le travail immense qui reste a faire que les gouvernements africains ont fait d’énormes progrès en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. Toutefois, l’ancrage des coutumes et traditions ancestrales dans nos pays, relayées par des dictons et proverbes dégradants pour les droits des femmes reste très vif et entrave encore le plein épanouissement, l’intégration effective dans la gestion de la vie nationale et l’égalité des genres dans toutes les couches de la société africaine.

Depuis 1995, les indicateurs sexo-spécifiques mesurant des inégalités entre hommes et femmes sont devenus des données déterminantes pour mesurer les progrès accomplis dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. dans le même sens, on note parmi les 8 objectifs du millénaire pour le développement auxquels a souscrit  tous les états membres de l’ONU en 2000 que le 3eme vise sans détour a « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ».

 

LES ETATS SIGNATAIRES

Le traité est entré en vigueur en novembre 2005 quand que le nombre minimum de ratifications de 15 des 53 nations membres de l’Union Africaine fut atteint. Et jusqu’au 12 février 2009, selon l’Union Africaine, 45 pays ont déjà signé le traité et 27 l’ont ratifié il s’agit de :

 

La République du Bénin,

 

Le Burkina Faso,

 

La République du Cap Vert,

 

 

L’Union des Comores,

 

 

La République de Djibouti,

 

 

La République de Gambie,

 

 

La Libye

 

 

Le Royaume du Lesotho,

 

 

La République du Malawi,

 

 

La République du Mozambique,

 

 

La République islamique de Mauritanie,

 

 

La République de Namibie,

 

 

La République fédérale du Nigeria,

 

 

La République Rwandaise,

 

 

La République d’Afrique du Sud,

 

 

La République du Sénégal,

 

 

La République des Seychelles,

 

 

La République unie de Tanzanie,

 

 

La République Togolaise et

 

 

La République de Zambie).

 

 

 

 

 

 Ceux qui ont ratifié le traité sont dénommés « les États parties. »

La mise en application du Protocole se fera sous la surveillance de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, l'organisme mis en place pour contrôler le respect à leurs engagements des Etats parties à la Charte africaine, en attendant l'établissement d'une Cour africaine des droits de l'homme et des peuples.

Les Etats parties au Protocole se sont également engagés à indiquer, dans leurs rapports périodiques à la Commission africaine, les mesures législatives et autres entreprises par eux pour permettre la pleine réalisation des droits reconnus dans le Protocole.

Il est sans doute évident que ce traité vise l’épanouissement et l’indépendance réelle de la femme africaine, ce qui est tout à fait normale et légitime mais hélas le décor n’est pas si rose dans une Afrique coincé entre mondialisation, Religion et tradition ancestrale.

 

Pour une liste à jour des signataires et les ratifications voir cette page du site Internet de l’Union Africaine :

http://www.africaunion.org/root/au/Documents/Treaties/List/Protocåol_on_the_Rights_of_Women.pdf

LES PARADOXES DU TRAITE DE MAPUTO

A première vue ce traité apparaît comme un cadeau …ou peut être un don venu du ciel pour les peuples Africains. Mais il est important pour les africains que nous sommes de se faire nos propres opinions sur ce protocole ; car avant tout c’est de nous qu’il s’agit, de nos sœurs, et de nos mères. Il est important pour nous de réfléchir avant de pencher pour  le conformiste anxieux de l’occident et le féminisme radical.

Le Protocole de Maputo a été écrit en grande partie par la fédération international du planning familiale (International Planned Parenthood Federation, ou IPPF), la plus grande organisation internationale pour la promotion de l’avortement. Les valeurs de ce groupe basé à Londres sont contraires à celles de l’Afrique. L’IPPF ne respecte ni les volontés, ni les traditions, ni même la souveraineté des pays ou des peuples dans ses efforts en faveur de la légalisation universelle de l’avortement. Puisque d’ordinaire les personnes ne veulent jamais l’avortement, l’IPPF et les autres organisations qui s’occupent de promouvoir l’avortement doivent utiliser des moyens occultes.

 

Voici quelques éléments cléfs du protocole qui demande à réfléchir :

1- Le Protocole est souvent présenté comme un moyen de lutter contre les mutilations génitales féminines, mais dans les 21 pages du document, cette pratique apparaît dans une seule phrase.

 

2- Des sections entières du Protocole traitent les sujets qui représentent les principaux désirs des auteurs: Une transformation totale des sociétés africaines suivant les principes du féminisme radical et la destruction des cultures traditionnelles. La famille traditionnelle avec un père qui travaille pour maintenir sa femme et ses enfants et son épouse qui se charge du foyer et des enfants sera remplacée par une utopie sans différences sexuelles ou de « genre. »

 

3- Pour arriver à cette nouvelle société, il est essentiel d’éliminer, dans la mesure du possible, toutes les différences entre les hommes et les femmes. L’Avortement libre est nécessaire pour parvenir à ce but, et le Protocole de Maputo cherche à imposer l’avortement libre sur tout le continent.

 

4- Le Protocole exige le droit d’avorter dans les cas de viol, d’inceste, et pour protéger la vie de la mère, et en plus demande que l’avortement soit permis dans les cas de danger physique et mental de la mère. Cette dernière exception pour la santé mentale est interprétée dans les États Unis d’Amérique et d’autres pays occidentaux comme une permission de facto d’avorter librement puisque les médecins avorteurs peuvent toujours se défendre en disant que la femme était en état de détresse mentale.

 

5- La hiérarchie catholique ; le pape, des cardinaux et évêques africains ont dénoncé les dispositions en faveur de l’avortement du Protocole de Maputo.

 

6-Le Protocole de Maputo fait parti d’une vielle campagne des élites des pays occidentaux de réduire le nombre des Africains qui existe depuis des décennies. Cette campagne continue en dépit des statistiques des Nations Unies qui démontrent que l’Afrique n’est pas surpeuplé et ne risque pas de le devenir dans un futur proche et même lointain.

 

 LES DANDERS DU TRAITE DE MAPUTO

Fausse Présentation : Le Protocole de Maputo n’est pas principalement contre la mutilation génitale féminine.

Le Protocole de Maputo est présenté dans toute l’Afrique principalement comme un instrument dans le combat contre les mutilations génitales féminines. En dépit du fait que le document comprend 21 pages, les mutilations génitales féminines, n’apparaissent que dans une seule phrase.

Celle-ci est dans « l’article 5, section b sur la page 7 » du Protocole et n’est pas souligné comme étant d’une grande importance. L’Article 5 (« Élimination des pratiques néfastes »), dans la section b insiste qu’il faille « interdire par des mesures législatives assorties de sanctions toutes formes de mutilation génitale féminine, la scarification, la médicalisation et la para médicalisation des mutilations génitales féminines et toutes les autres pratiques néfastes. »

 

Il va sans dire que toute personne éduquée et de bonne volonté est contre la mutilation génitale féminine. Cet objectif précis du Protocole de Maputo est louable, mais il semble que les partisans du Protocole utilisent ceci pour distraire l’attention des objectifs plus centraux du traité. Il faut

remarquer d’ailleurs que le Protocole ne propose pas d’idées nouvelles pour combattre les mutilations génitales féminines et aucune raison pourquoi les gouvernements nationaux ne devrait pas s’en occuper eux-mêmes sans l’intervention de l’Union Africaine.

 

La mort pour les enfants à naître : Le Protocole de Maputo veut établir une légalisation totale de l’avortement.

L’Article 14, « Droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction » réclame la légalisation de ce qui serait en effet l’avortement libre en Afrique. Selon les interprétations typiques des juristes internationaux et les tribunaux occidentaux, le langage du Protocole de

Maputo servirait à légaliser n’importe quelle avortement pour toutes les femmes enceintes même pendant le neuvième mois de grossesse. Toutes les restrictions efficaces de l’avortement seraient abolies par le Protocole. Le traité exige que les gouvernements promeuvent des politiques qu’une grande variété et immense nombre d’africains trouvent immorales.

 

Le traité exige la permission de tuer non seulement les enfants a naître conçu par un viol ou l’inceste, mais aussi ce qui peuvent favorisé la santé mentale de la mère. Aux Etats-Unis et ailleurs, cette dernière ouverture a été utilisée pour justifier tous les avortements a n’importe laquelle période puisque les médecins avorteurs peuvent toujours se défendre en disant que la femme aurait été dépressive ou anxieuse si il avait refusé de pratiquer l’avortement demandé. Ceci est certain : Le Protocole de Maputo aboutira par l’avortement libre sur tout le continent. Ca serait la première fois que tout un continent aurait reconnu un droit à l’avortement.

 

 

 

 

Une guerre culturelle: Le Protocole de Maputo cherche l’éradication des cultures traditionnelles de l’Afrique.

Au lieu de parler des problèmes causés par les mutilations génitales féminines et comment combattre cette pratique, le Protocole de Maputo est rempli de phrases qui exigent l’éradication de toute forme de discrimination contre les femmes:

 

« Considérant en outre que l’article 18 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples interdit toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et d’assurer la protection des droits de la femme, tels que stipulés dans les déclarations et conventions internationales…. »

 

« Appuyer les initiatives locales, régionales et continentales visant à éradiquer toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme. » « Réaffirmant le principe de la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes tel que consacré dans l’Acte constitutif de l’Union africaine…. »

 

« Les Etats combattent la discrimination à l’égard des femmes, sous toutes ses formes, en adoptant les mesures appropriées aux plans législatif, institutionnel, et autre. A cet égard, ils s’engagent à : a) inscrire dans leur Constitution et autres instruments législatifs, si cela n’est pas encore fait, le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes, et à en assurer l’application effective. »

 

Et quel est le sens du mot discrimination qu’ils utilisent? Le Protocole de Maputo ne donne pas de définition des mutilations génitales féminines et ne distingue pas cette pratique des procédés médicaux, mais la discrimination elle-même est clairement définie.

 

 « « Discrimination a l’égard des femmes », toute distinction, exclusion, restriction ou tout traitement différencié fondé sur le sexe qui ont pour but ou pour effet de compromettre ou d’interdire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quelle que soit leur situation matrimoniale, des droits humains et des libertés fondamentales dans tous les domaines de la vie. »

Cette définition générale semblerait mettre hors-la-loi quasiment toute distinction basée sur le sexe. Même les unîtes militaires uniquement masculines pourraient être proscrites, et le Protocole de Maputo pourrait être interprété comme exigeant le service militaire des femmes si cette obligation existe pour les hommes.

La théorie de « la guerre entre les sexes » doit être intégrée dans tous les domaines de la vie selon le Protocole de Maputo. Le traité exige un programme totalitaire de lavage de cerveau des africains en faveur de la manière de penser des féministes radicales :

 

« Les États s’engagent a modifier les schémas et modèles de comportement socioculturels de la femme et de l’homme par l’éducation du public par le biais des stratégies d’information, d’éducation et de communication, en vue de parvenir a l’élimination de toutes les pratiques culturelles et traditionnelles néfastes et de toutes autres pratiques fondées sur l’idée d’infériorité ou de supériorité de l’un ou l’autre sexe, ou sur les rôles stéréotypés de la femme et de l’homme.»

 

« Éliminer tous les stéréotypes qui perpétuent cette discriminations dans les manuels scolaires, les programmes d’enseignement et les médias. »

 

Mais quels sont les stéréotypes à Mais quels sont les stéréotypes à éliminer ? Les féministes de l’Occident proposent que les rôles traditionnels des maris et des épouses dans la famille devrait être inclus parmi les « stéréotypes » à éliminer. Les filles ont reçu des messages d’endoctrinement dans les écoles et les médias qui valorisent seulement une carrière professionnelle comme choix valable. Les résultats ne se sont pas fait attendre ; une hausse dramatique de familles brisées, de naissances illégitimes, de familles sans le père au foyer, de femmes involontairement seules et sans enfants et un taux de naissance suicidaire bien en dessous du seuil minimum nécessaire pour le remplacement des générations. Les africains font déjà face à une crise de la famille et une hausse du nombre des orphelins. Les femmes africaines n’ont pas besoin d’entendre quelles ne devraient pas suivre le rôle stéréotypé de la femme au foyer. Les hommes africains n’ont pas besoin d’entendre qu’ils ne devraient pas être le soutien de leurs familles. Le Protocole de Maputo attaquerait même la liberté de la presse dans ce domaine.

 

Le Protocole de Maputo insiste que « l’age minimum de mariage pour la fille est de 18 ans. » En Afrique, comme ailleurs, beaucoup de jeunes femmes tombent enceintes avant 18 ans, et cette situation ne changera probablement pas dans un futur immédiat. Cette provision du traité interdit a ses femmes d’épouser le père de leurs enfants. Ceci entraîne des conséquences négatives dans les domaines de la protection, des revenues, et de leur statut social qui serait effacé par le mariage. Il est certain que le mariage de jeunes enfants est inacceptable, mais c’est possible qu’un age minimum de mariage pour les femmes en dessous de 18 ans serait plus raisonnable.

 

Le Protocole de Maputo dit :

« Les« Les États adoptent et mettent en oeuvre les mesures appropries afin d’assurer la protection du droit de la femme au respect de sa dignité et sa protection contre toutes formes de violence, notamment la violence sexuelle et verbale. »

 

« « Violence a l’égard des femmes, » tous actes perpètres contre les femmes causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, y compris la menace d’entreprendre de tels actes, l’imposition de restrictions

ou la privation arbitraire des libertés fondamentales, que ce soit dans la vie privée ou dans la vie publique, en temps de paix, en situation de conflit ou de guerre. »

 

L’Utilisation du terme « violence verbale » indique un désir d’imposer le type de censure qui sévit déjà au Canada et en Europe de l’ouest. Ces phrases du traité soulèvent la possibilité d’avoir des hommes interpellés pour des « violences verbales » contre leurs épouses ou d’autres femmes. Il n’est pas impensable qu’un jour la définition de la « violence verbale » pourrait inclure des phrases comme ; « les mères devraient s’occuper de leurs enfants plutôt que de travailler hors du foyer » ou « l’avortement est un péché. » Par exemple, une loi criminalisant l’avortement pourrait être retenu par des tribunaux ou des juges imbues des mêmes préjugés idéologiques que les auteurs du Protocole de Maputo comme « l’imposition de restrictions ou la privation arbitraire des libertés fondamentales, que ce soit dans la vie privée ou dans la vie publique. »

 

D- L’Afrique n’est Pas Surpeuplé

 

Une idée préconçue qui est utilisée pour promouvoir le Protocole de Maputo et d’autres projets idéologiques similaires, est le surpeuplement de l’Afrique.

Il est prétendu qu’il y a trop de personnes noires et que les pays riches doivent travailler pour la réduction de leur nombre en collaborant avec les gouvernements africains. Ceci est faux. Il est vrai que beaucoup de pays africains ont des taux de naissances élevés, mais lamentablement ils sont souvent les victimes de guerres, de famines, d’épidémies et leurs taux de fécondité baissent rapidement. Il est le cas de rappeler que la pandémie du VIH/SIDA a elle seule continuera à prendre des dizaines de millions de vies humaines. Beaucoup de projections récentes de la population future de l’Afrique incorporent une prévision que la pandémie sera rapidement maîtrisée. Cette prévision hasardeuse est hautement douteuse.

 

Selon la division de population des Nations Unies, la densité de la population de l’Afrique en 2005 était de 30 personnes par kilomètre carré. L’Europe, avec l’immense Russie, a une densité de 32. Les États- Unis d’Amérique, que personne ne pense est surpeuplé, ont 31 personnes par kilomètre carré, et l’Amérique Latine et les Caraïbes ont 27. L’Asie, le continent qui se développe le plus rapidement aujourd’hui, a une densité de 124 personnes par kilomètre carré.

L’Afrique est une terre avec des ressources naturelles prodigieuses qui serrait déjà riche si elle ne souffrait pas d’exploitations politiques et économiques. Le Protocole de Maputo est un autre exemple de cette ingénierie sociale, de ces manipulations, qui sont imposées sur l’Afrique.

 

Synthèse

Les africains ont toujours valorisé la vie et la famille. Le Protocole de Maputo se présente presque comme une attaque sans précédent contre les enfants à naître et la famille traditionnelle.

 

La puissance de l’Afrique émane de ses ressources naturelles, mais aussi et surtout  de sa population jeune et active. Aucun pays, aucun continent qui tue sa jeune génération ne peut survivre. Le Protocole de Maputo fut inspiré par des européens (.encore eux !!!) non pas par des africains…   C’est alors probablement significatif que l’Europe, ou la grande majorité des pays permettent l’avortement libre depuis des années, souffre d’une population en déclin depuis une décennie et se trouve le seul continent « mourant » du monde.

Les promoteurs de ce traité ont le devoir d’avouer honnêtement leurs objectifs. Si de fait le Protocole de Maputo existe pour combattre les mutilations génitales féminines, il devrait se limiter à ce problème et ne pas inclure les idées comme l’avortement et la planification familiale.

 

Que les africains…que mes frères africains prennent la peine de se procurer ce protocole, lisez-le, et comprenez-le afin de faire fi à la manipulation. Qui trop souvent a été le cas pour nos parents et nos ancêtres.

 

Par blaise etongtek - Publié dans : Négritude
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